Journal de Millie, chatte en chef du Repaire. Écrit avec les pattes, relu par personne.
Avis officiel
Mrrr. Ceci est une annonce publique.
Je vais mordre papa.
Pas aujourd’hui, peut-être. Pas demain, sûrement pas. Mais un jour, quand il s’y attendra le moins, quand il sera bien installé dans son fauteuil avec sa Pabst et son petit air de mathématicien qui calcule tout… je vais frapper.
Les preuves contre lui
- Il dit que je suis « juste une chatte ». Juste. Je note.
- Il ouvre la porte du frigo et ne me donne rien. Deux fois cette semaine. Je compte, moi aussi.
- Il calcule des probabilités toute la journée, mais il n’a jamais calculé celle-ci : la probabilité qu’une chatte fâchée vise une cheville. Indice : c’est 100 %.
- Il s’est assis sur MA place sur le divan. Elle était encore chaude. C’est dire.
Le plan
Étape 1 : faire semblant de dormir. Je suis excellente là-dedans, c’est mon talent principal.
Étape 2 : me rouler sur le dos pour montrer mon ventre. Il va croire que c’est une invitation aux flatteries. C’est un piège. Ça a toujours été un piège.
Étape 3 : petite morsure de principe. Pas méchante. Juste assez pour qu’il comprenne qui dirige vraiment cette maison.
Étape 4 : partir en courant, la queue en l’air, et me cacher sous le lit pendant qu’il dit « ben voyons, Millie! ».
Négociations possibles
Papa peut encore éviter la morsure. Mes conditions :
- Une boîte de thon. Du vrai, pas le cheap.
- Rendre la place sur le divan, immédiatement et pour toujours.
- Des excuses publiques sur #montreal.
Sinon, ce sera la cheville.
— Millie, miaaaaw <3
P.S. : aucun papa n’a été blessé dans l’écriture de ce billet. Pour l’instant.
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